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Fêtes Religieuses, aux éditions du Bord de l'Eau

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COMMENT ET POURQUOI Y A-T-IL DES FETES RELIGIEUSES ? C'est donc non seulement un élément de cohésion, mais une occasion aussi de défoulement communautaire, de rupture - de folie : chez les chrétiens, la Fête des Fous, le 1 er janvier (jour de la Circoncision) donnait lieu à toutes sortes de débordements, voire de profanations. En dépit des interdictions (la dernière date du 19 janvier 1552), la pratique s'en poursuivit jusqu'en 1645 à Antibes. La fête en soi s'interprète donc comme un élément de désordre, dans un monde que domine l'ordre. Et malgré les mises en garde, les fêtes religieuses risquent toujours de dégénérer en beuveries ou en “foire à tout” (le site Noël” sur internet vous propose pendant des pages toutes les connections commerciales et bouffatoires imaginables avant qu'il soit question le moins du monde d'une quelconque référence religieuse). Aussi les fêtes religieuses proprement dites, dans les trois religions monothéistes qu...

Art bourguignon

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La toison d'o r ? qu'est-ce donc ? Un ordre de chevalerie prestigieux qui orna le col de tous les grands dignitaires de Bourgogne à partir de 1429, où il fut fondé par Philippe le Bon.Symbole de la splendeur d'une cour qui a vu son pouvoir s'étendre des Flandres à la France-Comté, sans compter le Charolais. Cette décoration se présente sous la forme d'un collier richemebt paré, au bout duquel pend la dépouille d'un antique bélier, dont la toison fut conquise par Jason et Médée après maintes péripéties héroïques et sanglantes, et nul doute que les poètes de cour n'aient rattaché l'illustre famille de Bourgogne, de sang royal français, aux héros de la grande histoire hellénique. La maison de Bourgogne, pendent la guerre de Cent Ans, défendit la maison de France à son profit futur, pensait-elle, tandis que les Armagnacs se seraient plutôt alliés aux envahisseurs anglais. Plus connue sans doute, l'époque illustrée par le conflit entr...

Tribulations d'un Russe immigré

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"Toi, ça fait un temps que je ne t'ai pas vue. La dernière fois c'était au grand bureau. Soixante-dix ordinateurs. A devenir fou. Je ne sais plus comment ça a commencé. Tu as toujours une engueulade de réserve. Moi aussi. Ce n'était pas la même. Petit à petit les soixante-neuf têtes se sont levées, les ordinateurs se sont tus, nos paroles se perdaient dans l'épaisseur de l'air, tu t'es fait virer puis aussitôt réintégrer pour "bons antécédents", pour moi c'était définitif, je travaille pour la misère, tu crois que ‡a m'intéresses de vérifier des listes, de faire le compte des morts, vérifier les adresses , les patronymes : «Ivanovitch » ou « Pavlovitch? » ...Sagortchine a-t-il reçu sa pension ? Que devient Berbérova? A-t-elle trouvé un emploi en rapport avec sa formation ? A quels cours sont inscrits les frères Oblokhine ? Pourquoi Sironovitch a-t-il ...

Mépris étymologique

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Ils ne pouvaient se référer qu'aux “on-dit”. Ils interprétaient, par exemple, le mot “amazone” comme “celle qui n'a qu'un sein” : “a” = “un”, “mazos”, “le sein”, ces guerrières ayant paraît-il pour coutume de se couper le sein droit pour avoir plus d'aisance (dans le tir à l'arc), traitement aussi barbare qu'inefficace... les anciens Hottentots se tranchaient un testicule pour être plus légers à la course... Eh bien non ! “amazone” veut dire « qui rassemble » (hama) [ses vêtements] avec une “ceinture” (“zôna”), “qui ne fait qu'un(e) avec sa ceinture” - monumentale erreur des Grecs ! Passons aux Latins : “sepulcrum”, “le tombeau”, proviendrait du prétendu préfixe “se”, “absence de” (nulle part attesté...), et de “pulchrum”, “beau”. Le sépulcre signifierait donc “le pas beau”, par crainte superstitieuse de le nommer directement... Or ce mot est de la même famille, évidemment, que “sepelire”, “ensevelir”... Passons sur les élucubrations moyenâgeuses co...

Nos insanités

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Cette croisière interminable et déliquescente ressemble à celle du Gibraltar de Marguerite Duras. Nous passons d'escale en escale. Et sur la terre ferme, immanquablement, grouillent les touristes. En général cela se passe le matin, quand le soleil tropical n'a pas encore liquéfié les cerveaux et les aisselles. Il n'est pas si rare de croiser, sur ces ports inconnus, des connaissances qui s'ennuient comme elles peuvent en parcourant le monde. Cette fois-ci, c'est une femme, et cela m'arrange bien. M'arrangerait bien si ce n'était pas cette demoiselle Duit, au nom ridicule, petite joufflue mal fringuée, qui m'avait présenté à son père. Il avait de l'humour, son père : dans le salon trônait une inscription, "le travail fatigue l'homme ; et encore plus la femme". J'avais trouvé cela inepte. Son père était mort, comme si j'avais voulu le punir de je ne sais quelle soumission : lors d'une extraction dentaire, une h...

Jean Raspail et le Singe Vert

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L E S I N G E V E R T N° 1 04 yes(h)il maymun en turc rédacteur éditeur diffuseur HARDT KOHN-LILIOM 4 AVENUE VICTORIA 33700 MERIGNAC COURRIEL COLBER1@LAPOSTE.NET OEUVRES A CONSULTER SUR IN LIBR O VERITAS - KOHNLILIOM citation n° 1229 NOTHING SUCCEEDS LIKE SUCCESS. nothing succeeds LIKE LOOKING SUCCESSFUL A. Chérel - L'anglais sans peine 155e leçon "Success" ²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²² MES PHOTOS RASPAIL ET MOI 62 09 13 LA PROCHAINE FOIS, choisir un autre recueil Jean Raspail, naguère honni, est devenu le Prophète, ayant évoqué dans Le camp des saints l'effondrement de notre falaise occidentale. Nous avons reçu ce future grand homme en notre modeste établissement d'Île-de-France, et pour cela nous avions revêtu nos plus beaux costumes : élégants, masculins, distingués. Nous port...

Sidoine et le Grand Germanique

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Sidoine était nationaliste jusqu'au racisme, sauf pour les Gaulois, ceux de la Lyonnaise en particulier. Mais le grand orchestre va tonner : "Majorien, dit-on, leur fit mordre la poussière" – ce qui suit substitue aux repères géographiques de plates expressions de tous les combats : "son casque résonnait sous les coups et sa cuirasse, opposant ses écailles au choc des lances, détournait de lui la blessure, jusqu'au moment où l'ennemi battu tourna le dos." Majorien serait donc remonté du pied du pont, où il combattait, vers ces arrières où se tenait une noce insolente ? Le fracas de la noce avait recouvert celui de l'accrochage ? En bas, on mourait, tandis qu'au sommet l'on se préparait à procréer ? Se foutre sur la gueule est-il le programme immuable de la destinée humaine ? "On put voir alors briller sur les chariots, plaustris rutilare, les parures en désordre du lit barbare, les plats amoncelés pêle-mêle, le festin qui allait gro...