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Nos insanités

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Cette croisière interminable et déliquescente ressemble à celle du Gibraltar de Marguerite Duras. Nous passons d'escale en escale. Et sur la terre ferme, immanquablement, grouillent les touristes. En général cela se passe le matin, quand le soleil tropical n'a pas encore liquéfié les cerveaux et les aisselles. Il n'est pas si rare de croiser, sur ces ports inconnus, des connaissances qui s'ennuient comme elles peuvent en parcourant le monde. Cette fois-ci, c'est une femme, et cela m'arrange bien. M'arrangerait bien si ce n'était pas cette demoiselle Duit, au nom ridicule, petite joufflue malfringuée, qui m'avait présenté à son père. Il avait de l'humour, son père : dans le salon trônait une inscription, "le travail fatigue l'homme ; et encore plus la femme".

J'avais trouvé cela inepte. Son père était mort, comme si j'avais voulu le punir de je ne sais quelle soumission : lors d'une extraction dentaire, une hémorragie…

Jean Raspail et le Singe Vert

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L E S I N G E V E R T N° 1 04 yes(h)il maymun en turc
rédacteur éditeur diffuseur
HARDT KOHN-LILIOM 4 AVENUE VICTORIA 33700 MERIGNAC COURRIEL COLBER1@LAPOSTE.NET OEUVRES A CONSULTER SUR IN LIBRO VERITAS - KOHNLILIOM citation n° 1229 NOTHING SUCCEEDS LIKE SUCCESS. nothing succeeds LIKE LOOKING SUCCESSFUL A. Chérel - L'anglais sans peine 155e leçon "Success" ²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²² MES PHOTOS RASPAIL ET MOI 62 09 13 LA PROCHAINE FOIS, choisir un autre recueil Jean Raspail, naguère honni, est devenu le Prophète, ayant évoqué dans Le camp des saints l'effondrement de notre falaise occidentale. Nous avons reçu ce future grand homme en notre modeste établissement d'Île-de-France, et pour cela nous avions revêtu nos plus beaux costumes : élégants, masculins, distingués. Nous portons lui et moi sur cet humble cliché la cravate de rigueur, la chemise à …

Sidoine et le Grand Germanique

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Sidoine était nationaliste jusqu'au racisme, sauf pour les Gaulois, ceux de la Lyonnaise en particulier. Mais le grand orchestre va tonner : "Majorien, dit-on, leur fit mordre la poussière" – ce qui suit substitue aux repères géographiques de plates expressions de tous les combats : "son casque résonnait sous les coups et sa cuirasse, opposant ses écailles au choc des lances, détournait de lui la blessure, jusqu'au moment où l'ennemi battu tourna le dos." Majorien serait donc remonté du pied du pont, où il combattait, vers ces arrières où se tenait une noce insolente ? Le fracas de la noce avait recouvert celui de l'accrochage ? En bas, on mourait, tandis qu'au sommet l'on se préparait à procréer ? Se foutre sur la gueule est-il le programme immuable de la destinée humaine ? "On put voir alors briller sur les chariots, plaustris rutilare, les parures en désordre du lit barbare, les plats amoncelés pêle-mêle, le festin qui allait grossir…

Volland et Van Loo

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Mme Van Loo et Mme Berger sont certainement très-sensibles à votre souvenir. Nous n'en doutons point. Nous savons que les van Lôô étaient une dynastie de peintre, que l'un d'entre eux peignit amicalement ce portrait de Diderot figurant en bonne page sur les Lagarde et Michard d'avant la Décadence; Il ne s'y trouva pas aussi naturel que sur un autre portrait, fait par un autre. Mme Berger ? Qui est cela ? Combien n'y a-t-il pas de Mme Berger par le monde ? Diderot devait être chiant : que sont devenus ses restes ? Nous voici à l'automne 67, lui restent encore 17 ans à vivre. S'il se trouve, moins qu'à moi. N’auriez-vous rien à faire dire à Mlle Vernet ? j’aime beaucoup les commissions pour elle. J’indiquerai votre Esculape, qui ne sera pas fort habile s’il ne s’y entend pas mieux que Lamotte. Denis ou Dennis cherche-t-il ici à rendre sa Volland jalouse ? Écrivons-le tout à trac : ne lui a-t-il pas affirmé qu'il l 'aimait plus que tout au mo…

Du latin pour les fachos

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"Il s'est baigné dans les flots glacés du Rhin, rigidis (...) undis Rhenus, allitération en "r", j'en frissonne, "de la Saône, du Rhône, de la Meuse" (en premier lieu le site de Lyon, sa ville natale), "de la Marne, de la Seine, du Lez" – curieux : il existe deux Lez, l'un en Ariège, l'autre en Hérault, mais l'encyclopédie nous en révèle en troisième, affluent du Rhône : il nous plairait d'y voir encore un hommage de Sidoine à sa région natale – non, c'est celui de Montpellier : sans doute, nous dit Loyen, ce fleuve rappelait-il quelque chose à Majorien personnellement. Mais l'énumération se poursuit, que Majorien se soit ou non effectivement baigné dans ces cours d'eau ; estimons-nous heureux que le prétendu poète ne les affuble pas chacun d'une épithète censée correspondre à sa caractéristique : "le Lot, l'Allier, de l'Aude, du Wahal" – quel grand écart ! Le bras méridional du delta du Rhin…

Chouette !

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La mention "nouvel article" vient de réapparaître sur la barre ! Anne Jalevski va pouvoir simplifier ses démarches narcissiques ! Renseignons-nous Folleville ! Ca, ci-dessus, c'est aux Îles Sanguinaires près d'Ajaccio.

Sophie Volland

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...Et les années passent... Lettre CV, mort en 1784, mais il n'en sait rien, à mon âge exactement. Diderot parle de personnages que nous ne connaissons pas, s'entretient de ses diarrhées avec sa Sophie, mentionne un "prince" sans majuscule, plaisante sur icelui, passe à Dieu sait quel "mélancolique ambassadeur de Hollande" qui s’en tient les côtés et rit jusqu’aux larmes. Il suffirait de consulter la ligne précédente, pour comprendre. Que totu cela aille au vent ! Diderot ne demanderait pas mieux - "nous traitons ensuite la chose sérieusement". Qu'il est vivant ! qu'il est vain ! Qu'adviendra-t-il cinq ans après sa mort ? Nous n'envoyons plus de si longues lettres. Nous ne rions plus des mêmes choses, nous récitons de l'Ormesson, pléiadisé, et c'et tant mieux. J'adore Messon. Quant au "prince", il était cocu. Toute femme peut tirer son coup. Ce sont des sexes que nous ne maîtrisons pas. Qu'lles nous tro…